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  • Photo du rédacteur: So iPhotography
    So iPhotography
  • 14 janv.
  • 2 min de lecture

Poser ses intentions pour une nouvelle année ne commence pas dans la tête. Ce n’est ni une liste d’objectifs à atteindre, ni une suite de résolutions à tenir.

C’est une invitation à écouter son cœur, à ralentir, à ressentir et à laisser émerger ce qui est juste, sans pression et sans injonction.


C’est avec cette intention que nous avons imaginé et animé, avec Floriane, notre atelier Vision Board.

L’atelier s’est déroulé dans une atmosphère paisible et enveloppante, avec une musique douce en fond dans un espace chaleureux…


Avant de créer, avant de projeter quoi que ce soit sur l’année à venir, il nous semblait essentiel d’ouvrir un espace sécurisant, où rien n’était attendu.

Alors, nous avons choisi de débuter la journée par une méditation guidée. Un véritable voyage intérieur. Face à l’image symbolique d’une montagne à gravir, chacune a été invitée à aller à la rencontre de ses forces, de ses ressources, de ce qui soutient lorsqu’un chemin semble plus escarpé. Ce moment a permis de quitter le mental pour revenir au corps, aux sensations et au ressenti. C’est souvent là que les intentions les plus justes apparaissent.


Floriane a ensuite accompagné les participantes dans la création de leur vision board. Il n’y avait pas de consignes strictes. Pas de modèle à suivre. Chacune avançait à son rythme, guidée par ce qui résonnait pour elle.

Créer un vision board, dans ce cadre-là, ce n’est pas réfléchir à ce qui « ferait bien ». C’est laisser le cœur choisir les images, les mots et les couleurs.


À un moment choisi, lorsque l’envie se faisait sentir, les participantes passaient devant l’objectif.

Avant chaque prise de vue, nous prenions le temps d’échanger. Il était important pour moi de savoir ce qu'elles avaient d'incarner.

Les photos ont été réalisées dans cette intention-là. Sans poser. Sans performance.

Les participantes ont ensuite découvert les images et choisi leurs deux préférées. Je les ai imprimées immédiatement en format polaroïd.

Chacune est repartie avec une image forte. Une image qui parle au cœur. Une image qui ancre une direction.

Chaque vision board s’est ainsi enrichi d’un portrait, comme un rappel visuel de la personne que chacune choisit d’être.


Les retours ont été très touchants. Les participantes ont exprimé à quel point elles avaient apprécié de s’offrir ce temps rien que pour elles. Un moment où rien n’était forcé. Où tout était à sa juste place.



Pour clôturer l’atelier, Floriane et moi avons proposé un dernier rituel.

Chacune a reçu une boîte de conserve vide. À l’intérieur, elles ont glissé des mots, des intentions, des sensations qu’elles souhaitent retrouver dans un an.

La boîte a ensuite été scellée, puis décorée. Un objet symbolique, à rouvrir plus tard.

Un message envoyé à soi-même.


Cet atelier nous a rappelé une chose essentielle : les intentions qui tiennent dans le temps ne viennent pas de la tête. Elles naissent du cœur. De l’écoute. De la présence à soi.

Poser ses intentions visuelles pour 2026, ce n’est pas chercher à contrôler l’avenir. C’est choisir une direction intérieure.

Avec beaucoup de gratitude, nous repartons de cette journée profondément nourries. Et avec l’envie de continuer à créer des espaces où l’on peut, simplement être soi.


 
 
 
  • Photo du rédacteur: So iPhotography
    So iPhotography
  • 21 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Pour la deuxième année consécutive, j’ai proposé des séances photo de Noël.

Avec Amanda, qui m’accompagne dans la création des décors, nous avons imaginé des univers réels, faits d’objets choisis, pas de fonds imprimés, pas de faux décors. Juste de la matière, du vrai et de l’authentique.


La première année, nous avions créé un décor de Noël traditionnel. Un sapin que les enfants pouvaient décorer, une luge, une atmosphère de chal

et à la montagne. Un décor chaleureux, vivant, qui a beaucoup plu.


Cette année, j’ai eu envie de quelque chose de différent. Un décor plus doux, plus neutre, plus minimaliste. Un Noël loin des clichés, sans sapin, avec une esthétique plus naturelle, plus apaisée.


DES RENCONTRES PRÉCIEUSES


Tout au long de cette année 2025, j’ai appris à écouter ce qui se passe en moi. À sentir ce qui m’anime profondément… et ce qui ne m’anime plus autant. J'ai réalisé que ces séances de Noël n’a jamais été un manque de plaisir. Mais elles demandent beaucoup d’énergie, de préparation, d’organisation. Elles mobilisent le studio pendant plusieurs jours. Mais surtout, elles m’éloignent peu à peu de ce vers quoi mon cœur me guide aujourd’hui.

Je sens que ce n’est plus là que j’ai envie de mettre mon énergie.


LE TEMPS


Lors des séances de Noël, les séances sont courtes. Trente minutes, parfois un peu plus. Et même si ces moments sont beaux, je sens que ce n’est pas suffisant pour ce que j’ai profondément envie d’offrir aujourd’hui.

Mon travail, au-delà de la photo, c’est de prendre le temps. Créer un espace sécurisant. Chercher ensemble la posture juste, le regard juste, la manière dont elles peuvent se sentir belles, confiantes, légitimes.

Ce temps-là est précieux. Il ne se presse pas. Il ne se cale pas dans un format rapide.

Pendant les séances de Noël, je sens que je ne peux pas accompagner ces femmes comme je le souhaiterais vraiment. Je ne peux pas entrer dans cette profondeur que j’aime tant. Et je ne peux pas non plus vivre pleinement le moment, moi, en tant que photographe.



Aujourd’hui, j’ai besoin que mes séances soient des espaces de transformation, pas seulement de jolies images. Des moments où prend le temps de se déposer. Où l’on apprend, parfois, à se regarder autrement.

C’est pour cette raison que je choisis de m’éloigner de ces formats courts et saisonniers. Non pas par manque d’amour pour ces séances, mais par respect pour ce que je souhaite offrir et pour la manière dont je veux travailler.


Arrêter les séances de Noël n’est pas un renoncement. C’est un choix. Un choix d’alignement, de cohérence, de respect de mon énergie et de mon chemin.

Je pars de ces deux années avec beaucoup de gratitude. Pour les femmes, les familles, les enfants, les sourires. Pour tout ce que ces séances m’ont appris.

Et je me réjouis profondément de la suite. D’un travail encore plus ancré. Encore plus sensible. Encore plus juste.


MERCI


Merci à celles et ceux qui ont fait partie de cette aventure. La suite s’écrit ailleurs… et elle me ressemble plus que jamais.

 
 
 
  • Photo du rédacteur: So iPhotography
    So iPhotography
  • 19 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Il était une fois… la beauté.

Pas la beauté que l’on juge ou que l’on compare ou encore que l’on redoute. Non, la beauté comme une présence, une énergie et une façon d’exister.

Depuis l’aube de l’humanité, cette beauté n’a jamais cessé de voyager. Elle a traversé les continents, les royaumes, les religions, les modes et les révolutions. Elle s’est transformée, encore et encore, comme si chaque époque lui murmurait une nouvelle manière d’être femme.

Voici son histoire…


Les Egyptien la nommaient “La femme est souveraine.” Cléopâtre n’était pas un idéal esthétique, elle était un symbole politique. Le khôl, les huiles, l’or. Tout ça racontait un pouvoir, pas un standard.


En Afrique de l’Ouest, la beauté disait “Tu viens d’une lignée.” Les parures, les couleurs, les tresses, les scarifications signaient une identité, un clan et une histoire.


En Inde, elle murmurait “Honore ce corps comme un temple.” Le henné, les bijoux, les textiles n’étaient pas un décor, ils étaient des rituels, des prières et des protections.


Les sociétés étaient organisées autour du sacré, de la royauté et des lignées. La beauté servait à marquer une place, un rôle et une appartenance.


Puis la beauté est arrivée en Grèce. Ils ont voulu la comprendre, la mesurer et la rationaliser.

On entendait “Pour être belle, sois parfaite.” On calculait la symétrie, le profil, les proportions et on fabriquait l’idéal comme on construit un temple.


En Chine, c'est une histoire de logique “Pour être belle, sois petite.” Les pieds bandés brisent l’enfance et façonnent la femme dans une douleur silencieuse.


En Europe, à la Renaissance, la beauté s'arrondi “Pour être belle, montre que tu es riche.” Les corps opulents deviennent un signe social. On ne valorise plus la femme, on valorise ce qu’elle représente.


Ces sociétés étaient obsédées par l’ordre, le rang et la hiérarchie. La beauté devient une façon d’entrer dans la norme. Un outil de contrôle social.


Puis petit à petit le monde change. Les femmes votent, travaillent, sortent, dansent et se coupent les cheveux. Elles se libèrent de corsets et de tous ces codes imposés.


Les années 20 libèrent le mouvement. Les années 60 libèrent le corps. Les années 90 libèrent la mode de toute logique.


La beauté court dans tous les sens. Elle se cherche. Elle se déconstruit. Elle casse les murs qu’on lui avait construits pendant des siècles.


Les femmes revendiquent enfin une place qui ne dépend plus du regard des hommes ni des codes sociaux.


La beauté devient un espace de liberté.


Notre époque est la plus confuse, la plus exigeante, la plus paradoxale aussi.

Dans un monde obsédé par l’image, où tout se compare, tout se filtre, tout se retouche, on s’attendrait à ce que la beauté soit plus perdue que jamais.

Mais en réalité, elle revient à son origine : toi.

La beauté d'aujourd'hui nous murmure de revenir dans notre corps, de revenir à ce qu'on ressens et à notre propre histoire.


Après tant de siècles d’injonctions, les femmes aspirent à quelque chose de plus vrai, de plus profond, de plus humain, à une beauté intérieure qui se reflète vers l’extérieur.






 
 
 
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